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Comment défendre sa
mémoire contre l’oubli

J'ai la mémoir' qui flanche, j' me souviens plus très bien….chante Jeanne Moreau. Comme elle, 50 % des personnes de plus de 50 ans se plaignent de troubles de la mémoire qui empoisonnent parfois leur quotidien. Faut-il s'en inquiéter ou s'agit-il de troubles mineurs qui accompagnent le vieillissement normal ? Voyage aux confins de la mémoire.

Une enquête réalisée avec la collaboration du Docteur Marie-Noële Magnié, neurologue, chef du service d’explorations fonctionnelles du système nerveux au CHU de Nice.

« J’avais sept ans ; c’était mon anniversaire et je portais une magnifique robe rouge avec une collerette, que ma marraine m’avait offerte. J’évoquais ces souvenirs hier avec Madame… Madame ? Mais comment s’appelle-t’elle déjà ? » Vous avez le nom sur le bout de la langue et vous n'arrivez pas à le trouver. Étrange cette mémoire capable de chausser des bottes de sept lieux pour récupérer des souvenirs enfouis sous des décennies et qui se trouve bien dépourvue lorsqu’on la sollicite pour des événements récents.

La mémoire est sans aucun doute un mécanisme bien complexe qui n’a pas fini de nous livrer tous ses secrets. Tout le monde en parle, les scientifiques continuent de s’interroger et nous nous inquiétons tout naturellement de ses dérobades.
Une inquiétude largement encouragée par l’importante couverture médiatique accordée à certaines affections neurologiques qui affectent la mémoire, comme la maladie d’Alzheimer. Il ne faut pas pour autant céder à la panique.

En réalité, il est tout à fait normal et naturel d'éprouver des changements au niveau de la mémoire lorsqu'on avance en âge. Mais ces changements ont fort peu d'impact sur les performances intellectuelles proprement dites et ne doivent en aucun cas conduire à l’attitude fataliste qui consiste à dire : « Je vieillis donc je perds la tête… ».

La mémoire des faits récents vous joue des tours.

En vieillissant, ce n’est pas toute la mémoire qui est affectée, mais seulement certains aspects de celle-ci. Vous garderez probablement une très bonne mémoire de souvenirs très anciens. Vous épaterez même vos petits-enfants en leur racontant, par exemple, des anecdotes de votre jeunesse, quels étaient vos professeurs, vos amis, comment vous étiez vêtu à l'époque. Et puis, vous vous souvenez sans doute très bien de la naissance de vos enfants, de certains voyages, du premier emploi que vous avez occupé.

Par contre, vous retenez moins bien les faits récents. Vous pouvez oublier certains détails d'un film que vous avez vu il y a seulement quelques semaines voire ce que vous avez mangé à midi ou le nom d’une personne que vous venez de rencontrer. Ou encore, vous ne vous rappelez pas de l'endroit où vous avez posé vos clés ou rangé la dernière lettre reçue de votre banque. Peut-être même ne vous souvenez vous pas d’un appel téléphonique que vous deviez passer à un moment précis de la semaine.
Tout cela est certainement très frustrant… mais très fréquent et tout à fait normal. Et relève plutôt de troubles de l’attention que de problèmes de mémoire à proprement parler.

Un problème d’attention

On vous en avait fait peut-être le reproche lorsque vous étiez enfant, et voilà que ça recommence. Vous n’êtes plus aussi attentif! Et pourtant, vous n’êtes certainement pas sans ignorer que la qualité de notre attention est déterminante pour la fixation des souvenirs.
Si vous ne savez plus où vous avez posé vos clés, c’est tout simplement parce que vous avez été distrait à ce moment-là et qu’il est plus difficile à partir d’un certain âge de diviser son attention sur plusieurs sujets à la fois.

L’expérience montre que si l’on oblige un individu à mémoriser quelque chose, il l’enregistre car il est forcé d’y prêter attention. Un des exercices de rééducation les plus courants consiste à favoriser les l’ « encodage » de l’information et son « rappel » par des indices ; sur une liste de mots à retenir, il faut rappeler au sujet qu’il y a un nom de fleur, cela facilitera grandement le rappel.

On ne peut plus être au four et au moulin en même temps !

Un autre changement auquel vous devez vous habituer et qui fait aussi partie du vieillissement normal, c'est la difficulté de bien faire deux choses à la fois !.. Par exemple, si vous lisez dans un endroit bruyant, agité, vous allez moins bien retenir ; si vous êtes interrompu, le fil de vos idées risque d'être coupé. Encore là, si c'est parfois frustrant, ça ne doit pas provoquer de sentiment de panique !

Les ennemis de la mémoire.

Les troubles de la mémoire liés au vieillissement, on l’a vu, sont généralement bénins. Ils peuvent être toutefois être aggravés par certains troubles psychologiques, comme la dépression ou l'anxiété.
Les troubles du sommeil sont également mis en cause car ils affectent le stockage des informations.
D'autre part certains médicaments, comme les somnifères, peuvent perturber les fonctions d'apprentissage et de mémorisation. Une enquête thérapeutique doit remettre en cause tout médicament « suspect » pour ne garder que l'indispensable.
Dans le même ordre d'idée, une enquête diététique pourra faire évoquer des carences vitaminiques (vitamines B12 et B9) qui devront être corrigées.
De nombreux facteurs socio-psychologiques peuvent aussi agir sur les performances de la mémoire. Le départ des enfants, la retraite, bref tout ce qui tend à provoquer ou aggraver l’ennui, l'isolement ou l’inactivité (et qui apparaît généralement avec l'âge), a pour conséquence la diminution des activités intellectuelles et les capacités de mémorisation.

Vous vieillissez normalement…

Ce qui est clair, c'est que l'on ne perd pas la mémoire en vieillissant et que l'on peut continuer à vivre de façon autonome.
Rassurez-vous donc et prévenez votre entourage que vous vieillissez "normalement ". Même très âgé, vous garderez le sens des mots et des symboles. Vos connaissances générales du monde, comme le nom des capitales, les types de peinture que vous appréciez, les chansons ou les poèmes que vous avez appris dans votre jeunesse ne disparaîtront pas de votre mémoire. Mieux : vous continuerez à apprendre jusqu'à très tard dans la vie. Et puis, constatez-le, quand on vieillit, on n'oublie pas non plus comment dactylographier, conduire une auto ou jouer du piano. D'autre part, si dans l'absolu, les capacités de mémorisation pures diminuent avec l'âge, les capacités d'apprentissage en s'appuyant sur l'expérience et un acquis plus riche, restent opérationnelles très longtemps.

Ne craignez pas d'utiliser des béquilles!

Si vous pensez : "Il faut que j'y arrive tout (toute) seul (e)! ", sachez que vous faites erreur ! Il faut absolument vous débarrasser d’un sentiment d’échec qui aurait comme conséquence d’aggraver votre anxiété et par effet rebond, vos trous de mémoire ! En attendant la pilule-miracle qui permettra de retrouver la mémoire de ses vingt ans, certains moyens peuvent vous simplifier la vie surtout dans les situations où votre mémoire flanche.

Quelques suggestions pour aider votre mémoire…

  • • N’hésitez pas à faire des listes de toutes les tâches que vous avez à effectuer….
  • • Utilisez un agenda ou un calendrier pour inscrire vos rendez-vous importants.
  • • Créez des routines ; vous pouvez par exemple arroser les plantes avant une émission préférée
  • • Faites des associations d'idées (moyens mnémotechniques), un peu comme des points de repère pour vous aider à vous retrouver.
  • • Placez toujours les papiers ou les objets importants, comme vos clés, au même endroit.
  • • Placez dans un endroit bien en vue l'objet que vous voulez remettre à quelqu'un ou la lettre que vous devez envoyer.
  • • Évitez de faire deux choses à la fois ou de lire dans un endroit bruyant.
  • • Lorsque vous rencontrez de nouvelles personnes, répétez leurs noms.
  • • Récitez les lettres de l'alphabet pour vous rappeler les mots dont vous avez de la difficulté à vous souvenir. "Entendre" la première lettre d'un mot pourra vous rafraîchir la mémoire.

… et la stimuler !

  • • Faites des activités qui occupent votre corps et votre esprit. Le jeu est un bon exercice d’entraînement de la mémoire, chacun selon ses goûts et ses préférences : belote, scrabble, bridge, échecs, jeux de société dans leur diversité.
  • • Participez à la vie associative.
  • • Lisez des journaux, écoutez la radio, regardez le journal télévisé, en faisant l’effort de retenir les informations qui vous paraissent les plus intéressantes (on ne retient bien que ce qui nous intéresse !)

Et n’oubliez, la mémoire n’est pas seulement visuelle ou auditive. Le goût et l’odorat ont un grand pouvoir évocateur sur la mémoire et notamment la mémoire affective. N’est-ce pas un goûter composé d'une tasse de thé et d'une madeleine désormais célèbre qui fit émerger de la mémoire de Marcel Proust tout un monde de souvenirs d’enfance et le mit sur la voie de « Recherche du temps perdu », son chef d’œuvre….

Penser aux consultations mémoires

Si toutefois la défaillance de votre mémoire vous inquiète vraiment, que les troubles vous paraissent s’aggraver, n'hésitez pas à en parler à vos proches et à consulter éventuellement un médecin. Il existe des consultations de la mémoire en milieu hospitalier au cours desquelles un médecin spécialiste (gériatre, neurologue) fait passer des tests destinés à évaluer la réalité de la perte de mémoire et à déceler, éventuellement, une affection neurologique.

Vous vous plaignez ? C’est bon signe !

Sachez en effet que si vous vous lamentez sur vos fréquents trous de mémoire, c'est qu’ils sont probablement sans gravité. Lorsque la perte de mémoire est liée à une affection neurologique, les plaintes sont beaucoup moins fréquentes et émanent le plus souvent de l’entourage familial.

La mémoire décomposée

Ce que l'on appelle globalement la mémoire réunit en réalité trois phénomènes distincts.
Le premier s'appelle l'encodage. L'information arrive, on l'enregistre dans le cerveau. L’émotion intervient largement dans cette acquisition.
Le second correspond au stockage de l’information que l’on vient d’enregistrer. Ce processus se déroulerait en partie pendant la nuit, au cours du sommeil dit paradoxal (période des rêves). D’où l’absolue nécessité d’un bon sommeil pour une bonne mémorisation !
La dernier processus fait référence à la récupération de cette information stockée et requiert une grande attention.
Lorsqu’on évoque des troubles de la mémoire, on fait référence aux deux dernières phases : le stockage et la récupération. Le vieillissement peut modifier la façon dont vous stockez l’information mais surtout rendre plus difficile le rappel de l’information que votre cerveau a emmagasinée.

La perte des neurones

Nul ne l'ignore, notre cerveau perd du poids avec les années. Jeunes gens, ne vous réjouissez pas, la chute est amorcée dès la vingtième année, pour atteindre près de 10 à 20 % à l'âge de 80 ans. Et l’essentiel de cette perte concerne les neurones situés dans des régions du cerveau impliquées dans le processus de la mémoire. Mais la grande majorité des neurones restés vaillants sont tout à fait disponibles pour établir de nouveaux contacts avec d’autres neurones et ces connexions vont renforcer l’intelligence.

La retraite : un passage difficile

Les plaintes mnésiques se manifestent souvent à partir de 50-60 ans et coïncident souvent avec l’arrêt des activités professionnelles. La mémoire a longtemps été sollicitée dans une optique professionnelle et voilà qu’elle doit s’exercer différemment : changement de rythme, de centres d'intérêt, de fonction. Progressivement, elle permet de "digérer" tout ce que l'on a vécu jusque-là, de donner une unité à tous les personnages que nous avons été au cours de notre existence.

Cet article vous est proposé par le Groupe Seniors Santé
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